13 juin 2011 - L’industrie de l’aérospatiale se mobilise pour que les jeunes choisissent ce secteur d’avenir

L’industrie de l’aérospatiale se mobilise pour que les jeunes choisissent ce secteur d’avenir

Montréal, le 14 avril 2010 – Aéro Montréal - la grappe aérospatiale du Montréal métropolitain - et l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) du Collège Édouard-Montpetit interpellent aujourd’hui les jeunes en plein processus d’inscription à des études postsecondaires pour les encourager à choisir l’aérospatiale, et ses excellentes perspectives d’emploi à long terme.

Malgré de fortes secousses économiques ressenties au cours de la dernière année, avec les signes de reprise et les prévisions favorables des analystes internationaux dans le domaine des transports, le secteur aérospatial se dit confiant de reprendre rapidement la voie de la croissance et de la productivité. Il veut s’assurer de bâtir aujourd’hui une main-d’œuvre disponible et qualifiée pour demain.

« En mars dernier, l’Association du transport aérien international (IATA) annonçait une augmentation du trafic mondial de passagers de 5,6%, ce qui nous incite à envisager de meilleurs jours pour l’industrie. Troisième secteur manufacturier en importance au Québec, l’aérospatiale québécoise est un véritable modèle d’excellence de renommée internationale et affiche une croissance annuelle moyenne de ses ventes de 8,5% depuis 26 ans », soutient Suzanne M. Benoît, directrice générale d’Aéro Montréal.

« Ce succès est possible en grande partie grâce aux femmes et aux hommes hautement qualifiés qui travaillent au sein de l’industrie aérospatiale. Nous devons maintenir cet avantage concurrentiel et travailler ensemble à la création de la prochaine génération de techniciens et d’ingénieurs en aérospatiale », assure John Saabas, président de Pratt & Whitney Canada et président du Chantier de travail sur la Relève et la main-d’œuvre d’Aéro Montréal.

Connaissant une baisse importante des demandes d’admission à ses programmes de formation technique, l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) fait valoir la qualité de sa formation et les débouchés qu’elle offre à ses diplômés.

« L’ÉNA est la seule maison d’enseignement spécialisée en aérospatiale à offrir une formation technique de pointe en construction aéronautique, en maintenance d’aéronefs et en avionique en Amérique du Nord », affirme Serge Brasset, directeur général du Collège et directeur de l’ÉNA.

« Les perspectives d’emploi en aérospatiale pour nos diplômés sont bien réelles et ce, malgré une conjoncture économique qui affecte notre niveau de production industrielle actuellement. Nos finissants sont recherchés pour leurs compétences et les jeunes doivent continuer de choisir les techniques de l’aérospatiale comme choix de carrière. Compte tenu que la formation technique est de trois ans, c’est aujourd’hui que les jeunes doivent choisir l’aérospatiale et s’inscrire dans un programme en de combler les besoins de main d’œuvre des années à venir. À cet égard, les demandes d’admission seront acceptées en tout temps », ajoute-t-il.

Selon des données du ministère du Développement économique, Innovation et Exportation, au cours des 26 dernières années, soit de 1984 à 2009, le secteur de l’aérospatiale a plus que doublé en importance passant de 15 800 emplois à 40 200 et ce, malgré les récessions économiques.

De plus, selon un recensement des prévisions de main-d’œuvre mené auprès de l’industrie aérospatiale au Québec à l’automne 2008 par le Comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale du Québec (CAMAQ), le taux de roulement normatif de la main-d’œuvre, évalué à 3 % dans le secteur de l’aérospatiale (départs et mises à la retraite), engendrera des postes à combler dans les prochaines années. Par ailleurs, avec le vieillissement de la population et la diminution de la population active du Québec, la province fait face à un important défi démographique. Ces facteurs, combinés avec la reprise économique, amènent à conclure que les besoins de main-d’œuvre dans le secteur de l’aérospatiale sont bien réels à long terme.

« L’industrie de l’aérospatiale est sans aucun doute un secteur d’avenir. Avec la croissance prévue et les nombreuses mises à la retraite à venir, nous devons préparer la relève. Le secteur de l’aérospatiale offre de beaux défis et de belles perspectives d’avenir pour les jeunes », indique Gilles Labbé, président et chef de la direction de Héroux Devtek.

« Pour nous, il va de soi qu’une main d’œuvre qualifiée est une condition gagnante pour notre secteur d’activités. Les prévisions à moyen et long terme sont bonnes pour l’aérospatiale, et dans ce contexte, nous aurons besoin de nouveaux diplômés », déclare Michel Toutant, président et chef de l’exploitation de Rolls-Royce Canada.

Un plan d’action concerté pour assurer la relève
Réunis au sein du Chantier Relève et main-d’œuvre d’Aéro Montréal, les acteurs du secteur aérospatial québécois s’efforcent d’assurer la planification, la coordination et la mise en œuvre d’un plan d’action concerté pour répondre aux grands enjeux de la relève et de la main-d’œuvre aérospatiale et, ultimement, pour augmenter la compétitivité de l’industrie.

Depuis sa création en 2008, le Chantier a posé des gestes pour susciter l’intérêt des jeunes envers l’aérospatiale et pour motiver la relève à poursuivre ses études. Entre autres choses, le Chantier a entamé des démarches en vue d’établir une passerelle entre l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal (ÉMAM) et l’ÉNA, favorisant le passage d’étudiants de formation professionnelle à des programmes de formation de niveau collégial.

À propos d’Aéro Montréal
Aéro Montréal, la Grappe aérospatiale du Montréal métropolitain, est un forum stratégique de concertation qui regroupe l’ensemble des premiers dirigeants du secteur aérospatial métropolitain issus de l’industrie, des institutions d’enseignement, des centres de recherche en passant par les associations et les syndicats.

Aéro Montréal a pour mission de rassembler tous les acteurs du secteur autour d’objectifs communs et d’actions concertées en vue d’en augmenter la cohésion et aux fins d’optimiser la compétitivité, la croissance et le rayonnement de la grappe aérospatiale du Grand Montréal, afin qu'elle demeure une source de création de richesse encore plus importante pour Montréal, le Québec et le Canada.

À propos de l’École nationale d’aérotechnique
L’École nationale d’aérotechnique, première en importance à l’échelle nord-américaine, offre des programmes techniques collégiaux spécialisés en construction aéronautique, en maintenance d’aéronefs et en avionique. La formation théorique est jumelée à la pratique et les étudiants peuvent participer au programme Alternance travail-étude qui leur permet d’effectuer des stages rémunérés en entreprise. L’ÉNA permet à ses étudiants d’entrer directement sur le marché du travail ou de poursuivre des études universitaires en génie. Un grand nombre de programmes dans des secteurs de pointe sont aussi offerts à la formation continue (agent de méthode, contrôle numérique, structure, turbines à gaz, trains d’atterrissage, etc.)

Pour informations :
Émilie Dutil-Bruneau
Tél. : (514) 843-2370
Cell. (514) 654-3180